Bref historique de la ville

  • 3 Août 1843

Charles-Albert, Roi de Sardaigne ordonne la suppression de la Commune d’AMBILLY-GAILLARD pour former deux communes distinctes AMBILLY et GAILLARD.

C’est donc à cette date que la Commune de GAILLARD est née

 

  • 22 Avril 1860

ANNEXION de la SAVOIE à la FRANCE

 

  • 1862

Construction de la Mairie actuelle (Mairie-Ecole)

 

  • 20 Mai 1876

Le Gouvernement français décide d’ériger la Paroisse de GAILLARD

 

  • 5 Avril 1884

Le Maire est élu par le Conseil Municipal

 

  • 1911

Edification de l’Ecole des Voirons

 

  • 4 Octobre 1958 (Lois constitutionnelles)

CONSTITUTION – Principe de la libre administration des Collectivités Locales

 

  • 2 Mars 1982

Décentralisation des Services de l’Etat

 

NOTA :

Ce n’est qu’en 1831 que le Conseil Municipal est élu.

Précédemment le Maire était nommé par le Préfet

 

Les Maires de Gaillard depuis l’Annexion

 

de 1860 au 28 Mai 1871…………………………………………………………………………..  Pierre, Marie LAVANCHY

du 28 Mai 1871 au 7 Mars 1874……………………………………………………………… François GAVARD

du 8 Mars 1874 au 10 Mai 1876…………………………………………………………….. Jean CONVERCIT

du 8 Octobre 1876 au 16 Janvier 1881……………………………………………………François GAVARD

du 23 Janvier 1881 au 6 Mai 1888…………………………………………………………. Jean-Baptiste COLLIARD

du 20 Mai 1888 au 15 Août 1898 (décès)……………………………………………….Jean NALY

du 16 Octobre 1898 au 30 Avril 1904……………………………………………………… Jean-Baptiste BATARDON

du 15 Mai 1904 à mi-août 1914………………………………………………………………  Oswald PEILLONNEX

du 10 Décembre 1919 à fin juin 1921…………………………………………………….. Joseph ROSNOBLET

du 11 août 1921 au 18 Août 1944…………………………………………………………… Léon GAVARD

du 27 Août 1944 au 24 Août 1979 (décès)………………………………………………Louis SIMON

du 2 Octobre 1979 au 27 mars 2014………………………………………………………. Renée MAGNIN

du 28 mars 2014 à ce jour……………………………………………………………….…………Jean-Paul BOSLAND

 

Croissance de la population

 

En 1896, il y avait 212 maisons, 351 ménages et 1 239 habitants.

En 2009, nombre d’habitants 11650, nombre de votants 5 897.

 

Histoire de Gaillard

La Ville de Gaillard est l’héritière du prestigieux Château-Gaillard ou Chastel-Gaillard, création des comtes de Genève au XIIIème siècle. Le château et son bourg fortifié ont joué un rôle stratégique au Moyen-Age et les guerres de religion de l’époque furent fatales à cette place forte.

Quelques dates à retenir :

Gaillard, avant la Révolution, faisait partie de la Commune de Chêne-Thônex (Suisse).

En 1815, elle fut démembrée par la cession faite de Thônex à la République de Genève. Gaillard resta au Roi de Sardaigne et devint commune d’Ambilly-Gaillard.

Enfin, en date du 3 août 1843 et par la volonté de S.M. le Roi de Sardaigne, la commune de Gaillard trouve son indépendance.

En 1860, par le plébiscite du 22 avril approuvant le traité de Turin, la Savoie devient française.

Ainsi, après avoir été genevois, savoyens, sardes, les Gaillardins sont devenus français !

Pour en savoir plus…

De la Sapaudia au 21ème siècle

 

Au temps de la Sapaudia : Chastel Gaillard

Gaillard, par sa position géographique particulière, a joué un rôle actif dans l’histoire de Genève et de la Savoie.

En effet, même si l’urbanisation a souvent effacé les traces du passé, l’agglomération frontalière actuelle est l’héritière de Château-Gaillard, bourg fortifié au 13ème siècle, qui commandait les passages terrestres et fluviaux vers la cité voisine.

Au moyen-âge, la forteresse, sise dans le diocèse de Genève, abritait une garnison de 3000 hommes.

Au début du 15ème siècle, après la disparition des Comtes de Genève et l’achat du compté par Amédée VIII, Duc de Savoie, tout l’ancien diocèse de Genève (vaste étendue englobant une grande partie du bassin du Léman, les vallées de l’Arve jusqu’au Mont-Blanc, celle du Rhône savoyard et toute la région des Préalpes françaises), devint savoyard.

Au moment de l’instauration de la Réforme, en 1536, Genève est en effervescence. Pour réagir contre ce mouvement d’indépendance, les parents fribourgeois du chanoine Pierre Verly se réunissent à Gaillard et menacent Genève. Les évènements se précipitent. Les genevois somment le château de se rendre. Ils l’attaquent et le reprennent.

Gaillard au moment de l’Escalade

Le baillage de Gaillard est rendu au Duc de Savoie par un traité de 1601. Mais ce document rend en même temps à la France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex. Pour compenser la perte de ces provinces, le Duc de Savoie intenta une action militaire contre Genève, dont le point fort fut l’Escalade, le 11 décembre 1602, qui se solda par la défaite du duc de Savoie.

Mariage et séparation : les histoires de Gaillard et d’Ambilly se rejoignent

Après avoir été, au cours des siècles, genevois, savoyens et sardes, vivant en communauté avec Thônex, les Gaillardins sont associés à Ambilly lors du retour à la Savoie le 7 avril 1817.

Mais cette nouvelle union sera de courte durée puisque, selon les « Lettres patentes royales » du 3 août 1843, SM Charles-Albert, Roi de Sardaigne, reconnaît « convenable dans l’intérêt public » de séparer « de la commune d’Ambilly-Gaillard, les hameaux de Gaillard, Mouillesulaz, Valard et Vernaz et les érige en commune sous le nom de Commune de Gaillard, laissant que le village d’Ambilly continue à former une commune à lui seul sous le nom de Commune d’Ambilly ».

Annexion de la Savoie à la France

En 1860, la Savoie devient française. Le 22 avril de cette même année, les gaillardins choisissent par un plébiscite historique d’approuver le traité de Turin et donc de devenir français.

En 1896, Gaillard dénombre 212 maisons, 351 ménages et 1239 habitants. C’est donc un bourg essentiellement rural, avec une activité maraîchère en plein essor.

Au fil des années, sa population va aller croissant. Forte de ses plus de 10’000 habitants, la ville présente aujourd’hui une physionomie urbaine qui contraste avec la vie quotidienne du siècle dernier. La vocation maraîchère, partiellement conservée dans la plaine de l’Arve, nous rappelle cependant le rôle qu’a joué cette activité dans le développement de la ville et dans les relations frontalières.

 

Le blason de la ville

Les armes de Gaillard se blasonnent ainsi :

« d’Or à la Bande tranchée de Gueules et d’Azur »

  • GUEULES est synonyme de rouge et traduit la force
  • OR signifie richesse, force, foi, constance
  • AZUR, justice et loyauté

d’où la devise de Gaillard : Force – Foi – Loyauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La commune de Gaillard a adopté pendant quelques années les armoiries de la famille de Rossillon, Seigneurs de Gaillard. Leurs armoiries : « de sable à la Croix d’argent ». Très ancienne famille de noblesse immémoriale, elle occupait, dès le commencement du XIIème siècle, une place importante dans le pays de Genève. Originaire du pays de Gex, le château de Rossillon, dont il ne reste plus de trace, se trouvait au pied du Jura, dans le territoire de Crozet, au nord ouest de Saint-Genis. Ils ne cessèrent d’étendre leurs possessions notamment par alliances. Le mariage en 1539 de Marin de Rossillon et de Claudine de Châtillon développa cette extension sur la rive savoyarde et sur les flancs du Salève. C’est ainsi que, peu à peu, les Rossillon transportèrent sur cette rive leurs demeures : au château de Gaillard, aux Terreaux, au Châteaublanc à Villette. Devenus Seigneurs de Gaillard, ils furent certainement la famille la plus importante de l’endroit du XVème au XVIIIème siècle où leur lignée s’éteignit.

La commune a finalement adopté les armes de la famille de la Naz entrée dans la famille des Rossillon par le mariage de Pierre de Rossillon avec Françoise de la Naz vers 1380. Cette famille a peu duré et son principal personnage Humbert, fils dudit Pierre, était qualifié de « Galliard ». Il demanda à être enseveli dans l’église d’Annemasse où les de la Naz avaient fondé une chapelle.

Blason de la Naz : d’Or à la Bande tranchée de Gueules et d’Azur ». Ces dernières armoiries ont l’avantage historique d’appartenir à une authentique famille de Gaillard, les Rossillon étant eux originaires du pays de Gex.

On retrouve ce blason gravé au-dessus de la porte de la tour du Château.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexion de la Savoie à la France

Traité par plébiscite

En 1860, la Savoie devient française. Les propos de Napoléon III tenus le 21 mars nous donnent des précisions intéressantes :

« …Mon amitié pour la Suisse m’avait fait envisager comme possible de détacher en faveur de la Confédération quelques portions du territoire de la Savoie. Mais devant la répulsion qui s’est manifestée… il est naturel de déclarer que je ne contraindrai pas au profit d’autrui le voeu des populations ».
En effet, ce n’est ni par la conquête ni par l’insurrection que la Savoie et Nice seront réunies à la France, mais par le libre consentement du souverain légitime appuyé de l’adhésion populaire… »

Ce voeu a été exprimé clairement par le plébiscite du 22 avril. Il s’agissait d’approuver ou non le Traité de Turin du 24 mars 1860 dont voici l’article premier :

« Le Roi de Sardaigne consent à la réunion de la Savoie et du Comté de Nice à la France, et renonce pour lui et ses descendants et ses successeurs, en faveur de l’Empereur des Français, à ses droits sur ces territoires. Cette réunion sera effectuée sans nulle contrainte de la volonté des populations et les deux gouvernements se concerteront sur les meilleurs moyens d’apprécier et de constater les manifestations de cette volonté. »

Petite Chronologie

21 juillet 1858

Entrevue secrète entre Napoléon III, Empereur des Français et Camille Benso Comte de Cavour, président du Conseil du Royaume de Sardaigne, à Plombières (Vosges).

28 janvier 1859

Signature du traité d’alliance entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne qui prévoit la création d’un Royaume de Haute-Italie et la cession, en compensation, du Comté de Nice
et de la Savoie à la France.

21 mars 1860

Une délégation de 41 savoisiens est reçue solennellement aux Tuileries par l’Empereur Napoléon III et l’Impératrice Eugénie.

24 mars 1860

Signature du traité de Turin qui prévoit le rattachement de la Savoie et de Nice à la France.

22 – 23 avril 1860

Déroulement du plébiscite.

29 avril 1860

La Cour d’appel de Chambéry proclame les résultats. À la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France »…

territoire Date Inscrits Votants Favorables au rattachement
Savoie 22 et 23 avril 135’449 130’839 130’533
votant oui et zone France contre l’annexion abstention nuls Armée
47’076 235 env.600 71 6033 sur 6350

 

14 juin 1860

Signature du rattachement de la Savoie à la France ; en vérité cette annexion était dans les esprits. Depuis plusieurs siècles, les savoyards étaient favorablement tournés vers la France.

Ainsi, après avoir été Genevois, Savoyens et Sardes, les Gaillardins sont devenus Français !

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